Le Page de l’Aurore

(5 avis client)

19,50

De Astrid STÉRIN

Il était une fois au Royaume d’Or, un petit page aux boucles blondes et à l’âme tendre nommé Cœur de Lorelonne. Confié à la cour du Roi pour le protéger des menaces qui planent sur sa vie, il va y découvrir un tout autre monde que celui de sa province d’origine, frontalière du royaume de Torraure.

Il était une fois en Torraure une Sorcière de Fer, reine crainte d’un pays honni. Entouré des plus sombres rumeurs, son règne oppresse chaque jour un peu plus les royaumes voisins, attisant des conflits ancestraux.

Lorsque la guerre éclate finalement, face aux tours obscurs préparés par la Sorcière, Cœur devient le seul espoir de victoire dans ce conflit trop grand pour lui. Et c’est un bien long voyage qui attend ce petit héros à la loyauté de chevalier, mais au cœur d’enfant.

Du récit de cape et d’épée au roman historique, Le Page de l‘Aurore puise ses sources dans un amour de la grandeur et de la tradition chevaleresque. C’est un tableau aux teintes de la Renaissance, où chaque dorure a sa tache de noirceur et chaque pique de fer son éclat de lumière.

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Informations complémentaires

Poids 661 g
Dimensions 205 × 140 mm
Titre

Le Page de l'Aurore

Auteur

Astrid STÉRIN

Collection

Nuada

Nb de pages

480

Date de Parution

9 mai 2019

Type

Cousu

Langue

Français

ISBN

978-2-9567057-0-3

5 avis pour Le Page de l’Aurore

  1. Clémence

    Très bon livre que je ne saurais trop recommander ! Comme c’est agréable de lire un livre de fantasy aussi équilibré, roman d’apprentissage dans lequel les personnages sont nobles et le héros exemplaire malgré son jeune âge. Le décor est enchanteur et travaillé, les personnages attachants et l’intrigue réserve son lot de surprise. Pour ne rien gâcher, la plume d’Astrid est très fluide et agréable à lire, on enchaîne les chapitres et les actions presque sans s’en rendre compte. On ne peut qu’aimer ce petit page de l’Aurore débordant de bonne volonté et de grandeur.
    Une première publication et un premier roman plus que prometteur, qui donne envie d’en lire beaucoup plus. On ne se lasse pas de cet univers de rêve, plus complexe qu’il ne semble au premier abord.

  2. Albane

    Quel délice que la lecture du Page de l’Aurore ! Le style léger et précieux nous entraîne dans ce monde tout en douceur. Il sublime la beauté du Royaume d’Or et atténue la noirceur de Torraure.
    Les premiers chapitres, on se sent doucement guidé dans un royaume qui ressemble fortement au meilleur des mondes, et puis, petit à petit, insidieusement, le mal fait son apparition. Et pourtant, même dans les moments les plus noirs du roman, la délicatesse reste présente. C’est le héros, Cœur, par son raffinement, sa bonté d’âme et son innocence qui maintient cet équilibre.
    Toutefois, le manichéisme n’est qu’apparent. Il s’efface d’ailleurs au fil du roman. Cet écueil est évité avec brio par l’auteur, qui a su donner une dimension plus complexe, mais aussi plus humaine à son récit. Les rouages de la guerre, les raisons de la paix, les motivations des personnages, et bien sûr les personnages eux-mêmes, tout présente finalement un deuxième visage. Le message qui s’en dégage est très clair : c’est l’ignorance qui entraine la haine.
    Astrid Stérin exploite de très bonnes trouvailles (dans la magie ou dans les noms propres, notamment) originales dans le domaine de l’imaginaire et cela est très rafraichissant. Sans alourdir son texte de descriptions, elle parvient à mettre en place une atmosphère, un monde imagé, où l’on pense se retrouver à la cour de Versailles.
    La lecture se fait facilement, on défile les pages pour connaitre la suite, captivé sans se sentir oppressé. Les pièces du puzzle se mettent en place de façon naturelle, le héros se retrouve au cœur des évènements sans que cela paraisse irréaliste, sans que l’on ait l’impression qu’il est là juste pour pouvoir être témoin et ce malgré son jeune âge. Tout a une raison ou bien tout s’explique. Pas de frustration pour le lecteur.
    Ce premier roman, si travaillé, si lumineux, si enchanteur nous offre la révélation du talent de son auteur. On en sort ravi, et, pour ainsi dire, apaisé.

  3. Lolita

    J’ai grandement aimé ce roman, aux airs médiévaux / post-Renaissance. Il m’a fait penser dès ses débuts aux romans chevaleresques, agrémentés d’une touche moderne très plaisante. On ressent une vraie imprégnation de ces récits anciens, mais aussi une grande culture et recherche au niveau de l’histoire. Bien que le page de l’aurore soit un roman de fantasy, l’inspiration de la Renaissance, de son histoire et de ses coutumes reste fortement présente. Cœur est un personnage humble, honnête, et presque parfait, à l’image d’un chevalier servant. Ce livre, tout comme ceux de la Renaissance, tente de retranscrire les bonnes mœurs, mais, encore une fois, le roman est tout de même mis au goût du jour. Il est vrai que le comportement de Cœur aurait pu m’exaspérer dans un autre contexte – mais en prenant compte de l’inspiration et de l’histoire du roman, j’ai pu apprécier son caractère qui est davantage représentatif et caractériel.

    Au niveau du fantastique, il n’est pas omniprésent dans l’intrigue. Seuls trois personnages présentent des pouvoirs notables, mais qui restent originaux et intéressants. Le fantastique est finalement en parfait équilibre avec le réalisme, nous faisant croire à un univers rapproché du nôtre, avec une dose de mysticisme supplémentaire.

    J’ai aussi aimé le fait que l’on passe d’un univers utopique, où notre héros, Cœur, est un enfant, qui va devoir finalement surmonter de nombreuses épreuves dans un monde pas si parfait que ça. Le mal et ses différentes expériences vont finalement lui permettre de grandir. Métaphoriquement, sa croissance est très rapide à cause des pouvoirs machiavéliques de la Reine sorcière. Finalement, ce ne sont pas tant les pouvoirs mais plus la difficulté des épreuves traversées qui font grandir ce jeune personnage.

    Ce roman nous livre aussi un très bon récit de guerre – les enjeux royaux, les conseils et les réflexions autour des décisions à prendre sont décrits dans le récit sans être pour autant ennuyeux. A travers la guerre, l’autrice nous montre qu’aucunes décisions n’est facile à prendre et que l’intérêt général est parfois dur à considérer car à un intérêt personnel. En outre, de nombreux messages se dégagent de ce roman vraiment très intéressant et , comme vous l’aurez compris, différent de ce qu’on peut lire d’habitude. De plus, la plume d’Astrid Stérin est très belle et retranscrit bien le style de la Renaissance, en édulcorant certaines descriptions parfois trop longues dans ce genre de récit. Son travail de recherche est clairement remarquable et je ne peux que la féliciter pour ça !

  4. Christine

    J’aime laisser la lecture d’un récit faire son chemin dans ma tête. Je trouve qu’on s’enrichit souvent lorsqu’on donne le temps à une histoire de « mûrir » dans notre tête. Même après avoir laissé l’histoire du Page de l’aurore flâner dans mon imaginaire, tranquillement se faire une place dans mon univers onirique dont je nourris mon espérance dans le monde réel, il a bel et bien réussi à trouver une place pour deux raisons essentielles.
    La première raison est qu’il est original : même si l’on peut y percevoir quelques sources d’inspiration bien reconnaissables (un contexte historique proche de celui de notre Renaissance, tant dans les modes vestimentaires évoquées que dans les descriptions architecturales ; ou encore une intrigue et des personnages puisés dans un corpus de contes merveilleux mêlés de romans chevaleresques par exemple), son écriture nous livre à la fois dans le fond un propos finalement inédit qu’on ne peut totalement rapprocher de notre culture livresque en la matière.
    La deuxième raison est que dans la forme, le registre de vocabulaire choisi est ambitieux pour un public jeunesse et donc très enrichissant, de même que le style est très esthétique, voire poétique, ce qui rend le propos d’autant plus charmant au sens premier du terme. En effet, quel repos de plonger dans ce monde de mots soigneusement utilisés ! Quel repos de pouvoir quitter un monde de plus en plus agressif verbalement auquel nos enfants sont perpétuellement confronté et qui leur laisse croire qu’il est la norme, norme qu’ils sont empreints à adopter de part la grande malléabilité de leur jeune esprit !
    Néanmoins, ce conte n’est pas dépourvu du réalisme des sentiments et des caractères humains. Le personnage éponyme, comme tous les enfants qui sont élevés dans l’amour d’une famille normée, débute sa vie de façon presque rêvée même si une dure épreuve peut les frapper : l’amour permet de panser toutes les blessures. Quel beau message ! Mais ces rencontres l’amènent à découvrir la vérité d’une société qui recèle aussi ses délinquants et ses traîtres, ses individus frondeurs, provocateurs et effrayant. Pour autant, il se trouve toujours face à eux des personnes fidèles, loyales, serviables et généreuses qui donnent le courage de vivre et montrent le chemin à suivre.
    Alors pour cette grande leçon d’optimisme et de courage face à la vie, je tenais à remercier l’auteure qui m’a fait passer un début de vacances fort agréable et plus encore, m’a insufflé une sérénité réparatrice après une année d’activité très perturbée. Bien qu’adulte, ce roman pour la jeunesse m’a ressourcée.

  5. Maya

    J’ai beaucoup aimé lire ce roman qui m’a emporté dans un autre monde par les noms de ses personnages, les lieux et l’environnement dans lequel Coeur vit et les phrases de l’autrice qui sont toujours placés au bon moment, au bon endroit.
    Aux yeux de Coeur, la guerre est inutile et affreuse et à travers les sorts que la sorcière de Torraure inflige aux soldats du Royaume d’Or qui consistent à les faire vieillir, j’ai trouvé une sorte de métaphore avec le fait que les soldats arrivent toujours chez eux à la fin d’une guerre avec des rides en plus, celles de la fatigue et de la tristesse.
    En cours de lecture, j’étais un peu partagée par l’envie d’arriver au bout de ses 500 pages, absolument pas parce que le livre m’ennuyait mais plutôt pour savoir comment le petit Chevalier de Lorelonne s’en sortirait, et celle de rester un peu plus en compagnie du Roi d’Or, des ducs, des marquises ou des barons aux noms médiévaux qui me plaisaient tant.
    En bref, si vous aimez les romans historiques avec une pointe de fantasy, au style médiéval et aux personnages attachants, Le Page De L’Aurore est pour vous !

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